Rouge d'ivresse

Publié le par Mathilde A Garcia

Rouge d'ivresse

Je veux du rouge dans mon cou, déposé par tes lèvres,

Enivré du bordeaux dont nous nous abreuvons,

Et de l’écarlate sur tes joues quand monte la fièvre,

Lorsque ma main sur tes cuisses se pose. Buvons!

 

Ma tête vacille, je commence à m’étourdir.

Et ton corps fait fondre le noir de mes yeux.

Ta peau laiteuse me frôle, celle que tu aimes m’interdire.

.Et soudain, tes doigts deviennent bien aventureux.

 

Demoiselle, tu me rend bien ivre, ma chemise se déboutonne.

Dans cet étroit couloir, je sens l’urgence de ta bouche

S’écrasant sur la mienne d’une fougue qui m’étonne.

Le mur me heurte. Tes mains me saisissent quand je te touche.

 

Et voilà que je subis inlassablement tes assauts charnels.

Mais prends garde à la riposte, belle créature

Car tes caresses brutales me rendent obsessionnelle.

Sensations ascensionnelle d’une brûlante température.

 

Je m’empare sauvagement de tes courbes qui m’affolent,

Et fermement t’empoigne, soudain la porte s’ouvre.

J’entends l’appel de tes draps..Mon dieu! Tu me rend folle!

Puis tu bascules, m’entraînant dans la mer pourpre que je découvre.

 

Ta jupe laisse entrevoir ce dont ardemment je désire,

Derrière tes dessous vermeille qui glissent vers le sol.

Je te déshabille du regard et mes doigts, à la hâte, retirent,

Ce qui encore cache sévèrement ce qui me déboussole.

 

Je me sens tirée par tes lèvres captivantes qui m’ensorcellent,

Et toutes les parcelles de ta peau nue aimantent mon corps.

Je tombe à la renverse! Entre tes mains, je chancelle.

Sous tes yeux hypnotiques disparaît peu à peu le décor.

 

Tes murmures de succube alimentent le feu qui m’anime,

Quand l'incandescence de tes hanches ondulent sous mes caresses;

Tel un serpent me sussurant à l’oreille des désirs qui s'enveniment,

Et qui fatalement me pénètrent de tes doigts de pêcheresse.

 

Je veux t’entendre jouir éternellement, à en trembler les murs!

Comme mon être, à cet instant où le temps ne semble plus.

Qu’ils se couvrent du rouge de nos gémissements bientôt mûres,

Et qu’ils s’écroulent de plaisir… Maintenant!  

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