Délicieuse nuit fatale

Publié le par Mathilde A Garcia

Délicieuse nuit fatale

Je me souviens, oh douce nuit, de ce parfum si tendre, de ce goût exquis;

De sa peau si frêle, si pâle sous mes doigts malhabiles;

De ce regard aux profondeurs abyssales, apothéose volubile;

Qui soudain m'envoûtèrent. En un instant elle m’eût conquis.

Oh, j’ai le vif souvenir de ses lèvres, offrandes de délices;

Qui lentement s’approchèrent de mes hanches mises à nu;

Et qui d’un appétit vorace, dévora ma chair, comme la sienne le fût ;

Dans la consommation consensuelle d’un irrésistible supplice.

Oh, à l’encre indélébile tu as gravé dans ma mémoire,

Des cruelles paroles entêtantes sortant de ta bouche divine;

Qui firent naître un désir insatiable de tes murmures que je devine!

Et je brûle, me consume au souvenir de tes tendres mots que je continue de boire.

Te souviens-tu toi? Oh ma belle! De cette adrénaline irrationnelle;

Du terrifiant amour intensément sublime,dont nous avions si peur;

De ce vertige insensé dont nos âmes éprises, subissaient sa violente douceur;

Et du déchirement terrible de nos longues absences, l’une sans l’autre,bien trop réelles.

Publié dans poésie, littérature

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